Un style de vie sain à l’âge adulte peut réduire (...)

Rubrique : Nice Universitaire

La démence ne peut être guérie, mais un nombre croissant de preuves montre qu’il est possible de grandement réduire son risque de développement avec l’avancée en âge, en suivant un style de vie sain dès l’âge adulte. Les conditions cardiovasculaires, le poids, le sommeil, et l’humeur constituent tous des facteurs de risque modifiables.

In-MINDD est un projet financé européen qui vise à confirmer les facteurs modifiables de risque de démence, et qui a pour but de développer des outils en ligne que les médecins pourront utiliser afin d’évaluer ce risque chez leurs patients. Le projet fournira également des outils de soutien en ligne, de sorte à aider les patients à développer des stratégies personnalisées de réduction de risque dès l’âge adulte, ainsi qu’à les maintenir.

Le projet In-MINDD a débuté en novembre 2012 et implique des experts provenant d’Irlande, du Royaume-Uni, de France et des Pays-Bas. L’équipe française travaillant sur ce projet est dirigée par un expert dans le domaine de la démence, le Professeur Philippe Robert, Professeur en Psychiatrie et chef de service du Centre Mémoire de Ressources et de Recherche du Centre Hospitalier Universitaire de Nice, en lien avec l’Université de Nice – Sophia Antipolis. Le projet In-MINDD a bénéficié d’un financement de 2,95 millions d’euros de la part de l’Europe.

Docteur Kate Irving Comme l’explique le Docteur Kate Irving, coordinatrice du projet In-MINDD, « Puisque le développement d’une démence se produit généralement à un âge avancé, il est probable que l’impact le plus important sur sa prévalence consiste à retarder sa survenue. Un nombre important de connaissances scientifiques existe à propos des moyens de retarder la démence, mais ces connaissances ne sont pas bien connues du grand public. Nous avons besoin d’obtenir des connaissances plus spécifiques concernant les facteurs de risque, la façon dont ils interagissent, et sur les moyens de réduire le risque de démence – mais surtout, nous avons également besoin de communiquer ces connaissances auprès du grand public. In-MINDD a pour but de combler ce manque de connaissances et de communiquer au public les moyens de réduire les risques de démence. »

En plus de son impact au niveau personnel, la démence est associée à un ensemble significatif de coûts relatifs à sa prise en charge. La population en Europe est vieillissante, et alors qu’un âge avancé constitue le facteur de risque le plus important, nous faisons face à une épidémie de démence dans les dizaines d’années à venir. Globalement, les coûts associés aux personnes atteintes de démence s’élèvent à plus de 1% du Produit Intérieur Brut (PIB). Si les soins de la démence étaient comparés à un pays, il s’agirait de la 18e plus grande économie mondiale.1 En Europe, le coût total de la démence a été estimé en 2005 à 130 milliards d’euros. Prévenir et/ou retarder sa survenue pourrait alors résulter en des économies significatives des soins de santé.

L’équipe : Le projet In-MINDD est mené par l’Université de Dublin, et rassemble des partenaires de toute l’Europe à travers une combinaison unique d’expertise, essentielle pour assurer sa réussite :

  • des experts dans le domaine de la démence, provenant d’Irlande (Université de Dublin City), des Pays-Bas (Université de Maastricht) et de France (Université de Nice – Sophia Antipolis),
  • des experts dans le développement de systèmes interactifs en ligne, provenant d’Irlande (Université de Dublin City),
  • des experts en innovation des techniques de soins primaires, provenant d’Ecosse (Université de Glasgow), et
  • des experts en gestion de projet et communication, provenant d’Irlande (Pintail Limited).

P.-S.

L’adresse originale de cet article est http://actualite.unice.fr/spip.php?...