Carnaval de Nice 2012 : Roi du Sport

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Du 17 février au 4 mars 2012, sa majesté règnera sur la 128ème édition du Carnaval de Nice, plus importante manifestation de la Côte d’Azur en hiver. Cette année, c’est le Sport qui en sera le thème central. Sa Majesté sera Roi du Sport. Un écho à l’actualité olympique, Londres 2012, comme à la dynamique sportive de Nice, de la France ou plus largement de la planète.

Un thème donc très universel et fédérateur qui sera, au cœur des cortèges, un hommage à toutes les compétitions de la prochaine année… Ces corsi carnavalesques prendront des allures de voyages initiatiques dans le monde du sport où la compétition, le fair-play et la notion d’efforts cohabitent.

L’invité d’honneur : la Grande-Bretagne

Sa majesté accueillera un invité d’honneur : la Grande-Bretagne. En effet, la plus importante manifestation du monde sportif se déroulant sur ses terres, il était légitime de lui réserver ce titre. Il souligne aussi les liens historiques existant avec Nice.

Un programme totalement revu

Le programme de cette édition a été complètement repensé en fonction des divers publics du Carnaval. Ainsi, le mardi après-midi livrera un corso carnavalesque et le mercredi, une Bataille de fleurs suivie d’un corso illuminé. Cette nouvelle disposition est plus adaptée aux familles et rend plus facile la création de pakages pour les clientèles venues d’autres régions voire d’autres pays...

Un carnaval toujours vert

Le carnaval poursuit sa démarche écologique, attentif au développement durable comme l’est la ville dans son ensemble, et qui reste fidèle à l’esprit de cette grande fête populaire. Humour, dérision et poésie seront au rendez-vous.

Quelques actions comme le choix des entreprises écolabelisées et des prestations intégrant le recyclage dès l’appel d’offres entrent en jeu pour ce Carnaval 2012. Après l’essai de 5 voitures électriques en 2011, la totalité des voitures de tractage sur les Batailles de fleurs sera électrique.

Sur chaque manifestation, les 4 à 5 tonnes de déchets collectés par le service municipal du nettoiement sont recyclés. Il faut compter 1 h 30 de nettoyage après chaque Bataille de fleurs et 2 h après chaque Corso carnavalesque.

La transmission

Si le terme de transgression est toujours fondateur d’un carnaval, celui de transmission est à l’honneur à Nice. Depuis des décennies, l’étude du carnaval est au programme des classes primaires. Les enfants s’initient à la tradition en même temps qu’ils créent leur déguisement pour participer à la fête.

La signature d’une convention, entre la ville et/ou instances civiles et le rectorat, élargit la projection éducative jusqu’à l’université. Une licence des métiers du spectacle avec option sur les techniques et la symbolique carnavalesques est en cours de validation au ministère et devrait se concrétiser en 2012 à la faculté de lettres de l’université de Nice Sophia-Antipolis.

Depuis deux ans, les carnavals de quartiers ont été multipliés. Sous l’impulsion de l’OTC et de sa coordinatrice, Annie Sidro, historienne des carnavals, chaque territoire organise des Aubades et des Charivaris. Les direction administratives et associations sociales et culturelles de tous les quartiers ont créé de réelles animations partout dans la ville. Avec les conférences et expositions, les manifestations sont le complément culturel indissociable d’un évènement patrimonial.

De grands défilés carnavalesques ont lieu à l’Ariane, Bon-Voyage-Pasteur, les Moulins-St-Augustin, Nice-nord et Centre ville, Madeleine-Bornala. Les groupes des quartiers ont ainsi conçu leurs propres charivaris. Les manifestants seront accompagnés par des groupes musicaux et des « Géants » du grand carnaval niçois. Des costumes ont été créés en fonction des mises en scènes retenues.

Cette année, l’Arrivée du Roi sera accompagnée d’un millier d’enfants des écoles de la ville.

CORSO CARNAVALESQUE : Mode d’emploi

Vendredi soir, Sa Majesté Carnaval arrive sur la place Masséna pour prendre les clés de la ville annonçant le règne de l’éphémère ; alors, toutes les folies sont permises, l’originalité et l’exubérance sont de rigueur.

Le corso se compose de 20 chars conçus selon le thème, d’environ 50 “grosses têtes” en carton-pâte et plus d’une centaine d’éléments d’animation, véritables satellites des chars. Il devient un défilé bigarré aux couleurs éclatantes auquel se mêlent arts de rue et groupes musicaux venus du monde entier. Le soir, tous les chars sont éclairés, les corsi illuminent alors le coeur de Nice.

Au dernier soir, selon la tradition, Sa Majesté Carnaval défile uniquement avec sa Reine, avant d’être brûlée sur un bûcher en mer ou parfois sur la grève. La colline du Château s’embrase et comme en écho, un feu d’artifice sonorisé est alors tiré sur la Baie des Anges.

La création d’un personnage en “carton-pâte” est une tradition ancestrale : dans un moule, les couches de papier sont successivement collées les unes sur les autres. Ensuite, les peintres donnent la véritable signature à cet art niçois nuancé. Aujourd’hui, seul, le recouvrement offre l’illusion du “carton-pâte”.

Chaque Carnaval est une production originale. Être carnavalier n’est pas un métier, mais une passion, une vocation. Le vaste atelier dans lequel oeuvrent ces artisans, nommé la « Maison du Carnaval », se transforme en un lieu magique pour quelques mois. Ce travail est le fruit d’une collaboration avec un coordinateur artistique issu du cinéma et de la publicité.

Si les procédés, les techniques et les matériaux nouveaux ont permis la mécanisation et la modernisation des sujets, les fondements de la fabrication des chars et des “grosses têtes” sont les mêmes qu’à l’origine.

Exigence artistique toujours plus grande, les carnavaliers s’adjoignent les compétences de sculpteurs afin de parfaire la qualité et la beauté des chars.

Les éléments d’animation

Les éléments d’animation sont des satellites des chars qui sont conçus selon le thème de chacun et l’accompagnent sur le cortège. Ils peuvent monter jusqu’à 6 mètres de hauteur et constituent un apport très important à la scénographie de la manifestation.

Ces sujets prennent des formes très variées, utilisent des matériaux et des techniques très divers. Ainsi, les traditionnelles « Grosses têtes » faites à la manière carton-pâte, au nombre de 50, voisinent avec des éléments en structures gonflables ou encore des sujets en plastazote ou moulages en résine…

Au total, près de 110 pièces renforcent le dispositif d’animation du Corso carnavalesque.

La BAT

La Brigade d’Animation Tribunes, créée spécifiquement pour la manifestation, réunit des intermittents du spectacle dotés d’une forte énergie afin d’insuffler un supplément de vie dans les tribunes et le cortège du Carnaval de Nice.

60 acrobates classiques ou de rue (cascades, sauts, équilibre "urbain"), échassiers, jongleurs, équilibristes, contorsionnistes et des danseurs urbains (Hiphop, Street Danse, tectonique), pour moitié amateurs concourent à décupler la fête. Ces artistes invitent ensuite chacun à y participer. Une chorégraphie de lancement de programme annonce le début du corso.

BATAILLES DE FLEURS

En 1876, Andriot Saëtone créa la 1ere Bataille de fleurs sur la Promenade des Anglais. Elles ont gardé ce cadre prestigieux depuis. À l’origine, elles prenaient la forme de simples échanges de fleurs puis, au fil du temps, se muèrent en un véritable spectacle.

Initialement, les Batailles de fleurs furent créées pour divertir les premiers touristes issus du gotha européen, puis furent maintenues pour honorer le travail des producteurs locaux, cher à Alphonse Karr, écrivain-botaniste, attaché à Nice.

Aujourd’hui, cet évènement valorise la qualité et la grande variété florale azuréenne puisque 85 % des fleurs utilisées sont produites localement. Les chars, au nombre de 20, entièrement fleuris paradent sur la Promenade des Anglais entre l’avenue des Phocéens et l’hôtel Négresco. Sur chaque char, des mannequins costumés lancent 80 à 100.000 fleurs au public enthousiaste : glaïeuls, tokyos, mimosas, gerberas, marguerites, roses, oeillets...

Cette manifestation représente un spectacle unique au monde et compte parmi les fêtes les plus renommées de la Côte d’Azur. Nice exporte dans le monde entier ce savoir-faire de l’élégance, de la beauté et du charme des Batailles de fleurs.

Ces batailles sont à l’unisson des chars de carnaval, un cortège de mises en scène végétales sur le même thème. Leur réalisation représente un méticuleux et long travail, pourtant effectué dans un délai fort court par les maîtres de l’art du piquage que sont les fleuristes. Les costumes naissent dans un atelier de création qui leur est entièrement dévolu. Ce sont des modèles uniques conçus comme pour le théâtre.

L’élection de la Reine

Chaque année, l’élection de la Reine du Carnaval de Nice se déroule en ligne, sur www.nicecarnaval.com. En 2011, plus de 16.400 internautes de 52 pays ont voté.

Au mois de janvier, les internautes du monde entier pourront voter pour leur candidate préférée parmi les huit jeunes femmes sélectionnées. Un profil de chacune d’entre elles permettra aux visiteurs du site officiel du carnaval de les découvrir dans toute leur splendeur. Il contiendra un clip filmé dans un lieu emblématique de la ville de Nice, et quelques informations complémentaires sur leurs passions et leur personnalité.

Les résultats seront annoncés en prélude à la manifestation lors de la présentation de la reine et de ses deux dauphines.

Dix votants, tirés au sort, gagneront des prix pour leur participation.

Les Chars

Eric DUBREIL coordinateur artistique, issu du monde du cinéma, a imaginé et conçu des chars modulaires.

Ainsi, les chars des Batailles de fleurs sont maintenant tous réalisés afin d’offrir une visibilité panoramique à 360°. Leur structure de type mécano et leur architecture beaucoup plus moderne permettent une augmentation des volumes et des plateformes. Certains s’articulent sur plusieurs niveaux. Des avantages au bénéfice de la manifestation : la possibilité de créer une vraie scénographie sur le char et, pour les photographes et cameramen, de nouveaux angles de prises de vue. Les Fleuristes

Ils sont une vingtaine à investir l’atelier 72 heures avant chaque manifestation pour se livrer au piquage des fleurs. Cet art éphémère s’effectue dans un univers de couleurs, de senteurs digne d’une ruche...

Les Costumes

Conçus dans l’atelier de costumes des Batailles de fleurs, ils reflètent toutes les facettes du et des sports collant en cela parfaitement au thème du Carnaval.

Le choix des tissus et des matériaux fait la part belle au recyclage et à l’imagination.

Les créations sont issues d’un travail collégial auquel se livre avec enthousiasme et passion les quatre costumières. Toutes sont expérimentées dans les arts du spectacle.

LES ARTS DE RUE

Véritable référence du Carnaval de Nice, les arts de rue rythment les cortèges et associent leur univers, leur culture et leur imaginaire, aux chars originaux des Corsi et des célèbres Batailles de fleurs.

Cette année encore, les troupes d‘art de rue répondront à une volonté d’ouverture sur le monde associée à la création azuréenne. Près de 70 groupes, venus du monde entier, sont répartis en un tiers de professionnels, un tiers d’amateurs et un tiers de locaux présenteront leur prestation au cours des défilés.

Les principales troupes d’art de rue sont venues sur les cortèges créant ainsi une synergie entre la scénographie traditionnelle du carnaval et leur propre dramaturgie. Une alchimie qui fait ses preuves. Depuis quelques années, certaines compagnies viennent en résidence sur le carnaval pour toute la durée de la manifestation.

Sans oublier les troupes des Carnavals invitées, chaque année, à rejoindre les cortèges.

LE JARDIN LUDIQUE - Jardin Albert 1er

Le jardin ludique est un espace dédié aux enfants où de multiples activités, gratuites, sont proposées : maquillage, création de masques, de cerfs-volants, histoires et spectacles... de 11h à 17h, tous les jours de manifestations.

Le recyclage artistique est un des fondamentaux de ce jardin où toutes ces animations, distillées par des artistes professionnels, attirent un grand nombre d’enfants.

Les parents peuvent conjointement déguster la socca, galette à base de farine de pois chiche selon la recette traditionnelle niçoise.

Pendant le Carnaval, un point information de l’Office y renseigne les visiteurs les jours de manifestations.

PROGRAMME DES MANIFESTATIONS

Vendredi 17 février

20 h 30 – Arrivée du Roi et de la Reine entourés de mille écoliers de la ville.

Samedi 18 février

14 h 30 – Bataille de Fleurs
21 h – Corso Illuminé

Dimanche 19 février

14 h 30 – Corso Carnavalesque

Mardi 21 février

14 h 30 – Corso Carnavalesque - Mardi-Gras

Mercredi 22 février

14 h 30 – Bataille de Fleurs
21 h - Corso illuminé

Samedi 25 février

14 h 30 – Bataille de Fleurs
21 h – Corso Illuminé

Dimanche 26 février

14 h 30 – Corso Carnavalesque

Mardi 28 Février

14 h 30 – Corso Carnavalesque

Mercredi 29 février

14 h 30 - Bataille de Fleurs
21 h - Corso Illuminé

Samedi 3 mars

14 h 30 – Bataille de Fleurs
21 h – Corso Illuminé

Dimanche 4 mars

20 h - Festivités de Clôture - Incinération du Roi
21 h 30 - Feu d’artifice


Carnaval en chiffres

La fréquentation

En 2011, l’affluence fut plus que satisfaisante et la billetterie en a été la première bénéficiaire avec 10 % d’augmentation. Ces 10 % tiennent compte du fait qu’une bataille de fleurs avait dû être annulée en 2010, même mouvement positif de la fréquentation estimée à plus d’un million dans la ville.Plus de 184.140 billets émis ont été vendus durant Carnaval, les recettes globales sont de l’ordre de 2.338.400 €.

L’ensemble des retombées économiques est estimé entre 30 et 35 M € pour un budget d’environ de 6,8 M €.

Le cortège carnavalesque

• 20 chars de 12 m de long sur 3 de large et de 8 à 18 m de haut
• Les 3 chars en tête de cortège sont toujours le Roi, la Reine, Carnavalon et leur cour de 17 chars
• Une vingtaine de groupes différents chaque week-end participent aux corsi et aux batailles de fleurs
• 1/3 d’art de rue et de musiques niçoises et régionales
• 1/3 de délégations musicales et 1/3 de troupes d’animation venues du monde entier
• 20 tonnes de confetti seront utilisées sur les corsi et batailles de fleurs par les spectateurs et les artistes… Ces flocons fétiches des corsi sont devenus au fil du temps les acteurs inévitables d’un Carnaval réussi ; de nombreuses troupes et même quelques chars vont bombarder les cortèges de pastilles multicolores et de fleurs...
• 4 à 5 tonnes de déchets et autres reliefs de la fête récoltés par le service du nettoiement de la ville en 1h30 sur les batailles de fleurs et 2h sur les corsi.

Les Grosses Têtes

• Près de 150 éléments d’animation, satellites des chars dont 50 « Grosses têtes » traditionnelles façon carton-pâte
• Leur poids varie entre 10 et 12 kg, moitié moins pour celles faites en plastazote et un dizième pour les structures gonflables
• Tout porteur de grosse tête traditionnelle dépense une énergie évaluée à un mégajoule pendant la durée de la manifestation • Durant 3 semaines, elles effectuent l’équivalent d’un marathon

Le char de bataille de fleurs

• 2.500 à 3.000 tiges de fleurs fraîches, 85 % de celles-ci sont issues de la production locale, mises en terre dès le mois de novembre
• Ses dimensions sont de 7 mètres de long sur 2 mètres de large et 6 de haut, tous modulaires
• 72 heures de piquage, concentrées sur 2 jours et demi
• 400 pains de mousse, 10 kg de fil de fer et 12,5 mètres de grillages de jardin • 2 mannequins par char lancent environ 20 kg de mimosa et fleurs coupées.