« Infini et altérité dans l’œuvre de Nicolas de (...)

Rubrique : Nice Universitaire

Philosophie : colloque

Vendredi 26 avril 2013 - Campus Carlone - 8h30

Colloque International sous la direction de Hervé Pasqua, Centre de Recherches en Histoire des Idées (EA 2443), Département de Philosophie.

Présentation

Ce Colloque se propose d’étudier la thèse cusaine, qui traverse toute son œuvre, selon laquelle rien ne peut être en dehors de l’infini. S’il y avait quelque chose d’autre en dehors de l’infini, c’est-à-dire, en dehors de l’Unité pure et nue, Unité maximale qui n’est susceptible ni de plus ni de moins, l’Un cesserait d’être un, il en serait fini de l’infini ! « L’infinité, en effet, écrit Nicolas de Cues, ne souffre pas en elle l’altérité, parce que étant l’infinité, rien n’est en dehors d’elle. Car, l’infinité absolue inclut tout et embrasse tout.

C’est pourquoi s’il y avait l’infinité et autre chose en dehors d’elle, il n’y aurait ni infinité ni autre chose. L’infinité, en effet, ne peut être ni plus grande ni plus petite ». Ce texte, en affirmant que l’infini est toutes choses sans en être aucune, pose le problème du statut de l’altérité. Qu’en est-il vraiment ? S’il faut arriver à l’Unité absolue, il est nécessaire de s’élever au-dessus de toute limite, de toute fin et de tout le fini. Mais comment y parvenir si pour atteindre la fin vers laquelle l’homme tend, il doit s’élever au-dessus de la fin ? Ne va-t-il pas pénétrer dans l’indéterminé et le confus et, pour ce qui regarde l’intellect, dans l’ignorance et l’obscurité qui caractérisent la confusion intellectuelle ? Questions essentielles qui touchent la nature de l’intellect. Comment peut-il saisir l’infini sans s’ajouter à l’infini, à l’Un, sans être un autre ?

Les spécialistes réunis s’interrogeront sur cette problématique et analyseront la réponse du philosophe mosellan, à savoir que l’intellect ne s’ajoute pas à l’Un, parce qu’il est égal à lui. Ainsi, la pureté de l’Un est sauvegardée dans l’Unitrinité divine.

La conception cusaine de l’Intellect comme égalité de l’Un avec l’Un se distingue de la conception plotinienne pour laquelle le noûs ne peut en aucun cas s’identifier avec l’Un, car il briserait son unité. Pour Nicolas de Cues, l’intellect n’introduit aucune différence dans l’Un, ce faisant il transforme radicalement la notion d’Unité en la concevant comme Unitrinité. Telle est la problématique à laquelle ce colloque souhaite apporter sa contribution.

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INSCRIPTION
15 euros
10 euros pour étudiants