« Nice - Turin. Mémoires d’hommes et de pierres (...)

Rubrique : Info Etudiants

Conférence patrimoine historique

samedi 29 septembre 2018 à 15h au Mamac - Nice

Entre le XIVe et le XIXe siècle, malgré son éloignement géographique et les difficultés de liaisons routières avec la capitale Turin, Nice n’a jamais été une ville secondaire sur l’échiquier du Duché de Savoie, puis du Royaume de Sardaigne.

L’administration centrale a toujours sauvegardé son extraordinaire position sur la Méditerranée, à la fois comme refuge et comme avant-poste sur une frontière particulièrement sensible. Ainsi, au cours des siècles, il y a eu de nombreux techniciens militaires et civils qui, venant de Turin et travaillant pour le gouvernement central et/ou les administrations locales, ont contribué à la construction de la ville et de son territoire.

Le dialogue constant entre les élites sociales et les institutions administratives, à Nice et à Turin, correspond à un dialogue fructueux entre professionnels - architectes, ingénieurs, géomètres - qui passent de courtes ou longues périodes dans le département maritime, pour concevoir et construire des infrastructures de grande importance, comme le port Lympia, ou des bâtiments individuels, souvent importants du point de vue architectural et symbolique, comme l’église Notre-Dame-des-Grâces ou du Vœu.

Nice, entre le XVIIIe et le XIXe siècle est devenue un champ d’expérimentation pour une communauté de professionnels nés et formés en dehors de la ville : à Turin, en particulier, mais aussi dans des lieux plus inattendus, comme le cas de Paolo Emilio Barberi, architecte romain devenu niçois qui, des nombreuses transformations du début du XIXe siècle, sera le plus précis narrateur visuel.

Sergio Pace, architecte diplômé de l’Université de Rome "La Sapienza", est professeur titulaire d’Histoire de l’Architecture au Politecnico di Torino, à Turin. Il a toujours orienté ses recherches sur l’histoire de l’architecture et de la ville au XIXe siècle, en accordant une attention particulière à la contamination entre les cultures des architectes et ingénieurs et les phénomènes culturels, artistiques, sociaux et politiques.

Depuis quelques années, il se consacre particulièrement à l’histoire de Nice entre la seconde moitié du XVIIIe et la première moitié du XIXe siècle, c’est-à-dire avant l’union du comté de Nice à la France, lorsque la ville a été transformée d’un avant-poste militaire du royaume de Sardaigne en un lieu de villégiature d’intérêt international.

Visuel :
Pietro Righini, La Festa della Pesca a Nizza, il 19 novembre 1826, alla presenza di Carlo Felice e Maria Cristina di Savoia, 1839-42 (Polo museale del Piemonte : Castello di Agliè).


Auteur : etudiants