Le Festival du livre

Rubrique : Sortir

Thème 2018 : Pourquoi écrire ?

du 1er au 3 juin 2018 - 10h/19h - Jardin Albert 1er - Nice

Plus de 200 auteurs présents…


SAMEDI 2 JUIN

11H > Opéra de Nice : la dictée des nuls

Proposée par le professeur Julien Soulié et les éditions First, la dictée sera lue par l’écrivain Laurent Seksik. Pour les non-inscrits, inscription sur place dans la limite des places disponibles. Remise des prix le 2 Juin à 18h30 (Forum des auteurs).

UN GRAND ESPACE CONSACRÉ À LA JEUNESSE ET À LA B.D. - ANIMATIONS pour les enfants...

En empruntant l’allée principale longeant l’Arc de Venet au Jardin Albert 1er et jusqu’au Square Yitzhak Rabin, s’ouvre un monde de dessins, de bulles, d’histoires merveilleuses et de contes, au public qui pourra sillonner les stands présentant des milliers de livres. La Ligue de l’enseignement des Alpes-Maritimes, Lire et faire lire et EPILOGUE proposeront notamment aux enfants des ateliers de lecture et d’écriture.

Des lectures rythmant les débats durant tout le festival > Jardin Albert 1er

Des comédiens de la scène niçoise accompagnent les écrivains qui participent aux différents débats proposés au Festival du Livre. Ça et là, Isabelle Bondiau-Moinet, Aliénor de Georges et Frédéric de Goldfiem lisent des extraits d’ouvrages des auteurs présents. Ces lecteurs illustrent les propos des débats.

En exclusivité et en avant première nationale17h30 > Théâtre National de Nice : Madame Pylinska et le secret de Chopin

Pièce d’Éric-Emmanuel Schmitt. Avec Éric-Emmanuel Schmitt, accompagné par le pianiste Nicolas Stavy. Mise en scène signée Pascal Faber. Entrée libre dans la limite des places disponibles.

UN FESTIVAL TOUJOURS AMOUREUX DE LA MÉDITERRANÉE > Stand Thessalonique et Pavillon Israélien
La mer fait respirer les frontières. Jumelée avec Thessalonique en Grèce, Nice, accueille au Festival du Livre la culture et la littérature grecques sur un espace dédié avec notamment la présence de l’écrivain Dimitris Stefanakis.Par ailleurs, en cette saison France-Israël, qui célèbre les 70 ans de la création de l’État hébreu, Nice invite au Festival plusieurs écrivains israéliens francophones : Tsvia Walden-Peres, fille de l’ancien Président israélien, prix Nobel de la Paix, décédé l’an dernier, le philosophe et psychanaliste Carlo Strenger et la romancière Valérie Zenatti. Plus que jamais, d’une rive à l’autre de la Méditerranée, les livres sont porteurs d’espoir.


Prix Nice Baie des Anges

Les romans en lice
Huit romans ont été sélectionnés par les membres du jury pour le 23e Prix Nice Baie des Anges. Parrainé par la Ville de Nice et Azur TV, ce prix littéraire récompense un roman paru dans les douze mois précédant le Festival. Désignation du lauréat le lundi 14 mai 2018, à l’issue des délibérations qui réunissent jury professionnel et jury populaire.


Lauréats des années précédentes

Depuis sa création en 1996, à l’initiative de la Ville de Nice, ce prix littéraire a couronné les romanciers suivants : Patrick Renaudot, Raoul Mille, Franz-Olivier Giesbert, Gérard de Cortanze, Claude Imbert, Jean-Noël Pancrazi, Paula Jacques, Vénus Khoury-Ghata, Richard Millet, Eric Fottorino, Jean-Paul Enthoven, Didier van Cauwelaert, Saphia Azzeddine / René Frégni, Daniel Cordier, Laurent Seksik, Aurélie Hustin de Gubernatis, Romain Slocombe, Valérie Tong Cuong, Sylvain Tesson, Jérôme Garcin, Akli Tadjer et Barbara Israël.

Les huit livres « Coup de cœur » des membres du jury

Franz-Olivier Giesbert, Président du Jury : Magda, Mazarine Pingeot (Juillard)

Résumé : Comment réagit-on lorsqu’on apprend par la télévision que sa propre fille est accusée de tentative de meurtre en relation avec une entreprise terroriste ? Magda, belle femme de 60 ans habituée à vivre à l’abri des regards, voit soudain son intimité fouillée, disséquée par des enquêteurs suspicieux et des journalistes avides de sensationnalisme.

Paule Constant, de l’académie Goncourt : Guernica 1937, Alain Vircondelet (Flammarion)

Résumé : Sur le grand échiquier des amours de Picasso, Dora Maar est celle qu’il aura peut-être le plus aimée. Très vite cependant, il ne put supporter de se savoir prisonnier de « l’Adorée Dora ». La création de Guernica lui donna les moyens d’échapper au sortilège. Conçue sous les yeux de Dora à la mémoire de tous les massacres perpétrés dans le monde, la toile devint aussi le lieu de la mise à mort de leur passion.

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Irène Frain : La belle n’a pas sommeil, Eric Holder (Seuil)

Résumé : Dans une grange au milieu de la végétation épaisse du Médoc, Antoine a installé sa bouquinerie. L’endroit est quasi introuvable, et, sans l’intervention d’une mystérieuse madame Wong, le libraire crèverait de faim. Antoine paraît heureux dans sa tanière. C’est alors que déboule la blonde Lorraine, une conteuse professionnelle qui tourne de ville en ville. Antoine est vieux, aime se coucher à heure fixe : la belle n’a pas sommeil.

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Laurent Seksik : Chanson de la Ville silencieuse, Olivier Adam (Flammarion)

Résumé : L’héroïne est la fille d’un chanteur. Dans ce roman musical, l’auteur raconte une enfance passée dans l’ombre d’un homme célèbre et sonde le secret d’une relation particulière, celle d’une fille à son père.

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Aurélie de Gubernatis : Bakhita, Véronique Olmi (Albin Michel)

Résumé : Elle a été enlevée à 7 ans dans son village du Darfour et a connu toutes les horreurs et les souffrances de l’esclavage. Rachetée à l’adolescence par le consul d’Italie, elle découvre un pays d’inégalités, de pauvreté et d’exclusion. Affranchie à la suite d’un procès retentissant à Venise, elle entre dans les ordres et traverse le tumulte des deux guerres mondiales et du fascisme en vouant sa vie aux enfants pauvres.

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Jean-Luc Gag : Falaise des fous, Patrick Grainville (Seuil)

Résumé : 1868-1927, de l’invention de l’impressionnisme à la traversée de l’Atlantique par Lindbergh, un Normand établi à Étretat entreprend le récit de sa vie. Il s’est installé chez son oncle, dans la splendeur des falaises, après avoir été blessé lors de la sanglante aventure coloniale en Algérie. Sous son regard, un homme peint : c’est Monet. Pour le jeune homme, qui ne connaît rien à la peinture, c’est un choc. La naissance d’un art et d’une époque se joue là, et, dès lors, il n’aura de cesse d’en suivre les métamorphoses, guidé par deux amantes.

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Didier van Cauwelaert : L’auberge du Gué, Jean Siccardi (Calmann-Lévy)

Résumé : En Provence, vers 1900. Antoine Rabuis est abandonné par son père à un couple de paysans aisés en mal d’enfant. Bientôt officiellement adopté, le garçon prend le nom de ses nouveaux parents et se fait prénommer Noël. Malheureusement, la guerre éclate et Noël est appelé sous les drapeaux. Mais comment courir au massacre lorsque l’on a appris à aimer passionnément la vie et à haïr la violence ? Le salut du jeune soldat viendra d’un nouveau et incroyable changement d’identité…

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Nicolas Galup : Fief, Daniel Lopez (Seuil)

Résumé : Quelque part entre la banlieue et la campagne, Jonas et ses amis tuent le temps. Ils fument, ils jouent aux cartes, ils font pousser de l’herbe dans le jardin, et quand ils sortent, c’est pour constater ce qui les éloigne des autres. Dans cet univers à cheval entre deux mondes, leur fief, c’est le langage, son usage et son accès. Ce qui est en jeu, c’est la montée progressive d’une poésie de l’existence dans un monde sans horizon. Au fil de ce roman écrit au cordeau, une gravité se dégage, une beauté qu’on extirpe du tragique ordinaire, à travers une voix neuve, celle de son auteur.


Franz-Olivier Giesbert

GLOIRE À LE CLÉZIO, L’ENFANT DE NICE Chaque année, à la même période, Nice devient, avec son Festival du Livre, la capitale littéraire et culturelle de la France, voire de l’Europe. Si c’est devenu un évènement si important, c’est sans doute parce que Nice incarne, comme peu de villes, la culture européenne.

Qu’on se le dise : ont arpenté les rues de Nice d’immenses auteurs comme Frédéric Nietzsche, Romain Gary, Apollinaire, Gaston Leroux (« Rouletabille ») et le souffl e de la ville court souvent dans leurs meilleures pages. Parce qu’il me faudrait plusieurs volumes pour le faire, je ne vous donnerai donc pas la liste complète des nombreux écrivains qui, tel Patrick Besson, ont eu quelque chose à voir avec Nice ou de ceux qui, comme Didier Van Cauwelaert ou Joann Sfar, y sont nés.

Nice a même reçu le prix Nobel de littérature en 2008 en la personne de J.M.G. Le Clézio, l’enfant de la ville, par ailleurs grand écrivain national et universel. De nationalité française et mauricienne, il se présente volontiers comme un écrivain de la langue française. Mais c’est aussi un citoyen du monde qui parle à la terre entière à travers tant de chefs d’oeuvre : Le Procès-Verbal, Désert, L’extase matérielle, Alma, ou son dernier livre, Bitna, sous le ciel de Séoul. Cette année, J.M.G. Le Clézio nous a fait un beau cadeau : il sera le vendredi 1er juin, à 15h30, à l’Opéra de Nice, pour répondre à mes questions. Franz-Olivier Giesbert, Directeur artistique


Le président d’honneur de ce festival est Eric-Emmanuel Schmitt

POURQUOI ÉCRIRE ? MILLE ET UNE VIES

A-t on déjà demandé à un pommier pourquoi il fait des pommes ? Je regrette de ne pas connaître sa réponse car elle pourrait infl uencer la mienne. La fi ction m’est aussi naturelle que la respiration. Avant d’apprendre à lire, j’inventais des histoires, puis j’en composai dès que je sus tracer des lettres sur une page. Mes proches me diagnostiquèrent « écrivain » bien avant que j’en prisse conscience car il me semblait que tout petit garçon et toute petite fi lle rédigeaient des contes en rentrant à la maison. Il me fallut bien des errances, bien des chemins de traverse, pour réaliser que ce que j’entreprenais spontanément se nommait vocation. Certaines évidences aveuglent. Aujourd’hui, à 58 ans, qu’ai-je compris de mon chemin ? Écrire me relie aux autres. Écrire me crée des intimités inattendues. En écrivant, je deviens femme, vieillard, enfant, romain, japonais, je vis dans une autre peau, une autre âme, un autre temps ou une autre époque. Je vis d’autres vies que ma vie, mille et une vies. Je délivre ces récits de voyage avec soif et enthousiasme puis je les propose à mes lecteurs, qui, à leur tour, profi teront aussi de mille et une vies. Je n’ai donc qu’un seul modèle : Shéhérazade. Pourtant, aucun sultan Shahryar ne me menace de mort. Ou alors, c’est la mort elle-même qui menace ? Écrire pour se mettre définitivement du côté de la vie.

Éric-Emmanuel Schmitt de l’académie Goncourt

Lire l’interview d’Éric-Emmanuel Schmitt Retrouvez Eric-Emmanuel Schmitt à l’Opéra de Nice le Vendredi 1er Juin à 16h30 pour une conversation animée par Franz-Olivier Giesbert et au Théâtre National de Nice, Samedi 2 Juin à 17h30 où il jouera en exclusivité et en avant première nationale dans sa nouvelle Pièce « Madame Pylinska et Le secret de Chopin »

En savoir plus sur Eric-Emmanuel Schmitt


+ d’infos www.lefestivaldulivredenice.com


Auteur : etudiants